Mis à jour le 24 octobre 2026 · Relu par le Docteur Baroudi
En bref
Après un protocole complet, le laser réduit durablement la pilosité, sans la supprimer totalement ni définitivement. Les études montrent une réduction partielle qui se maintient après plusieurs séances, avec un recul encore limité au-delà de quelques années. Des séances d’entretien peuvent être nécessaires, surtout sur le visage et chez l’homme. Les poils blancs ne répondent pas au laser.
Que devient la pilosité un an, cinq ans ou dix ans après un protocole d’épilation laser ? Voici ce que montrent les études et les recommandations des dermatologues, pour aborder le traitement avec des attentes réalistes.
Une réduction durable, pas une épilation définitive
L’expression « épilation définitive » est courante, mais elle ne correspond pas aux données. La Société française de dermatologie le rappelle : l’épilation laser « n’est pas totale ni définitive » ; elle se définit comme une diminution suffisante des poils.
Les études à long terme restent peu nombreuses. Une revue Cochrane de 2006 trouve environ 50 % de réduction des poils jusqu’à 6 mois après un traitement par laser alexandrite ou diode. Une revue de la même année conclut à une réduction partielle qui se maintient au-delà de 6 mois après des séances répétées, sans preuve d’une disparition complète et définitive des poils.
Pourquoi des poils peuvent revenir
- Le cycle du poil : à un instant donné, seule une partie des poils est en phase de croissance, la seule que le laser atteint ; cette part varie selon la zone. C’est pourquoi plusieurs séances sont nécessaires.
- Les hormones : une grossesse, la ménopause, un changement de contraception ou un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) peuvent stimuler de nouveaux poils.
- La zone traitée : le visage et, chez l’homme, le dos, le torse ou le cou sont plus sensibles aux hormones ; des séances d’entretien y sont plus souvent nécessaires.
Au centre Gemelia, à Aubagne
Épilation laser
Lasers Alexandrite et Nd:YAG, pour les femmes et les hommes. Séances réalisées par une assistante médicale formée, sous la supervision d’un médecin. Dès 35 € la zone.
Les résultats selon la zone
| Zone | Sensibilité aux hormones | Séances d’entretien |
|---|---|---|
| Aisselles, jambes, bras | Faible | Parfois |
| Maillot | Modérée | Parfois |
| Visage (lèvre, menton, cou) chez la femme | Forte | Souvent |
| Dos, torse, épaules, barbe chez l’homme | Forte | Souvent |
Le besoin d’entretien s’évalue en consultation, selon la repousse observée.
Ce qui limite le résultat
- Poils blancs, gris, blonds ou roux : le laser cible le pigment du poil. Les poils blancs ne peuvent pas être traités ; les poils blonds ou roux et les poils fins répondent moins bien. L’électrolyse, proposée au centre, traite les poils un par un, quelle que soit leur couleur.
- Peau mate ou foncée : le laser Nd:YAG (1064 nm) réduit le risque de brûlure et de tache sur ces peaux ; il faut souvent plus de séances.
- Une cause hormonale : une pilosité qui augmente vite, ou qui apparaît sur le visage chez la femme, justifie un avis médical à la recherche d’une cause hormonale.
Effets indésirables possibles
- Fréquents et passagers : rougeur et petit gonflement autour des poils, pendant quelques heures à quelques jours.
- Plus rares : croûtes, taches plus claires ou plus foncées, en général passagères.
- Repousse paradoxale : des poils fins peuvent apparaître sur la zone traitée ou autour, surtout sur le visage et le cou.
- Cicatrices : possibles mais exceptionnelles.
Prolonger le résultat
- Entre les séances, préférez le rasage : la cire, la pince et l’épilateur arrachent le poil que le laser doit atteindre.
- Évitez le soleil et le bronzage sur la zone pendant le protocole : une peau bronzée augmente le risque de brûlure et de taches.
- Signalez tout changement hormonal (grossesse, contraception, ménopause) : le suivi peut être adapté.
L’entretien
Une séance d’entretien se fait à la demande, quand des poils repoussent. Les prix à la séance, de 35 € à 350 € selon la zone, figurent sur la page Tarifs.
L’épilation laser au centre Gemelia
- Un laser Lutronic Clarity II à deux longueurs d’onde : Alexandrite 755 nm pour les peaux claires à mates, Nd:YAG 1064 nm pour les peaux foncées ; refroidissement par air froid, sans gel.
- Avant la première séance, un examen de la peau et des poils (phototype, couleur, antécédents hormonaux) permet d’estimer le nombre de séances et de repérer une contre-indication.
- Si le laser ne convient pas à vos poils, l’électrolyse peut être proposée.
Pour en savoir plus, consultez la page Épilation laser du centre.
Sources
- Société française de dermatologie, « Traitement par laser épilatoire » (mise à jour le 23 mai 2023)
- Cochrane, Haedersdal et Gøtzsche, « Laser and photo-epilation for unwanted hair growth » (2006)
- Haedersdal et Wulf, « Evidence-based review of hair removal using lasers and light sources », Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology (2006)
- Endocrine Society, « Evaluation and Treatment of Hirsutism in Premenopausal Women: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline » (2018)
FAQ - Résultats à long terme de l’épilation laser
L’épilation laser est-elle définitive ?
Non. Selon la Société française de dermatologie, elle « n’est pas totale ni définitive ». Elle réduit durablement la pilosité ; des séances d’entretien peuvent être nécessaires, surtout sur les zones sensibles aux hormones.
Combien de temps durent les résultats ?
Sur les zones peu sensibles aux hormones, comme les aisselles et les jambes, la réduction se maintient souvent plusieurs années. Sur le visage et chez l’homme, des séances d’entretien sont plus souvent nécessaires. Les études au-delà de quelques années restent rares.
Pourquoi le résultat est-il parfois moins bon qu’espéré ?
Les causes les plus fréquentes sont des attentes trop élevées (le laser ne supprime pas tous les poils), des poils clairs ou blancs qui répondent peu, une cause hormonale non recherchée ou un protocole arrêté trop tôt. L’examen avant la première séance sert à fixer des attentes réalistes.
Les résultats sont-ils différents chez l’homme ?
Le principe est le même. Les zones souvent traitées chez l’homme (dos, torse, barbe, cou) sont plus sensibles aux hormones : elles demandent souvent plus de séances et un entretien.
À partir de quel âge peut-on faire une épilation laser ?
Elle s’envisage en général à l’âge adulte. Chez l’adolescent, elle se discute avec un médecin et l’accord des parents : la pilosité peut encore évoluer avec les hormones, ce qui rend des séances d’entretien plus probables.
Le laser fonctionne-t-il sur les poils blancs ?
Non : sans pigment, le poil blanc n’absorbe pas la lumière du laser. L’électrolyse est alors la technique adaptée.
Que faire si des poils reviennent après plusieurs années ?
Une repousse modérée est fréquente sur les zones sensibles aux hormones ; des séances d’entretien peuvent être proposées. Si la repousse est rapide ou étendue, un avis médical recherche une cause hormonale.


