Cicatrice d’acné, marque post-opératoire, séquelle de brûlure ou trace d’accident : vous cherchez à savoir s’il est vraiment possible de faire disparaître une cicatrice. Et surtout, vous voulez des réponses honnêtes sur ce qu’il est réaliste d’attendre d’un traitement avant/après.
Bonne nouvelle : la médecine esthétique a considérablement progressé ces dernières années. Mauvaise nouvelle : aucun traitement ne fait disparaître une cicatrice à 100 %. L’objectif réaliste est de l’atténuer significativement pour qu’elle devienne discrète, voire quasi invisible selon les cas.
Dans cet article, nous faisons le point sur ce qu’il est vraiment possible d’obtenir, en fonction du type de cicatrice, de son ancienneté et des traitements disponibles.
💡 Pour en savoir plus sur le fonctionnement du laser Fraxel® et le déroulement d’une séance, consultez notre page dédiée au traitement des cicatrices.
Peut-on vraiment « enlever » une cicatrice ?
Soyons clairs dès le départ : une cicatrice est une marque définitive. Elle résulte du processus naturel de réparation de la peau après une lésion (coupure, brûlure, inflammation, chirurgie). Le tissu cicatriciel est structurellement différent de la peau normale : il contient moins de fibres élastiques et de glandes sébacées, ce qui lui donne cet aspect particulier.
Ce que les traitements de médecine esthétique permettent, c’est de remodeler ce tissu cicatriciel pour en améliorer l’aspect : couleur, texture, relief, souplesse. L’objectif n’est pas d’effacer la cicatrice comme on gomme un trait de crayon, mais de la rendre suffisamment discrète pour qu’elle ne soit plus une gêne au quotidien.
En pratique, on peut raisonnablement espérer une amélioration de 50 % à 80 % selon le type de cicatrice et le protocole de traitement. Certains patients obtiennent des résultats spectaculaires où la cicatrice devient quasi invisible ; d’autres constatent une amélioration plus modeste mais néanmoins significative.
Les facteurs qui déterminent le résultat avant/après
Avant de vous projeter sur un résultat, il est essentiel de comprendre ce qui influence l’efficacité d’un traitement. Tous les avant/après ne se valent pas, car toutes les cicatrices ne répondent pas de la même façon.
L’ancienneté de la cicatrice
C’est un facteur souvent sous-estimé. Les cicatrices récentes (moins de 6 mois) sont généralement plus faciles à traiter car le processus de cicatrisation est encore actif. Le collagène continue de se remodeler et les traitements peuvent orienter ce remodelage dans le bon sens.
Les cicatrices anciennes (plusieurs années) sont plus stables mais aussi plus résistantes au changement. Cela ne signifie pas qu’elles sont intraitables : simplement, elles nécessitent souvent plus de séances et des protocoles plus intensifs pour obtenir un résultat visible.
Le type de cicatrice
Toutes les cicatrices ne se comportent pas de la même façon. On distingue plusieurs catégories, chacune avec son propre pronostic de traitement :
Les cicatrices atrophiques (en creux) sont les plus courantes, notamment après l’acné. Elles résultent d’une perte de tissu sous-cutané. Les traitements visent à stimuler la production de collagène pour « remonter » le fond de la cicatrice et lisser la surface. Le taux de réponse est généralement bon, avec une amélioration visible dès les premières séances.
Les cicatrices hypertrophiques (en relief) sont surélevées, rouges et parfois sensibles. Elles restent dans les limites de la lésion initiale. Avec un traitement adapté (laser, injections de corticoïdes), environ 80 % des patients obtiennent une amélioration significative : la cicatrice s’aplatit, s’assouplit et pâlit.
Les cicatrices chéloïdes sont les plus difficiles à traiter. Elles dépassent les limites de la lésion initiale et ont tendance à récidiver. Le pronostic est plus réservé, avec un taux de récidive d’environ 30 % à 50 % selon les études. Une prise en charge spécialisée et un suivi prolongé sont indispensables.
Les cicatrices planes mais pigmentées (hyperpigmentation post-inflammatoire) répondent généralement très bien aux traitements laser ou aux peelings. L’amélioration peut atteindre 80 % à 90 % en quelques séances.
La localisation sur le corps
La peau n’a pas la même capacité de régénération selon les zones. Le visage, richement vascularisé, répond généralement mieux aux traitements que les jambes ou le dos. Les zones de tension (épaules, poitrine, dos) sont plus sujettes aux cicatrices hypertrophiques et chéloïdes.
Le phototype de peau
Les peaux claires (phototypes I à III) tolèrent mieux les traitements laser agressifs et présentent moins de risques de complications pigmentaires. Les peaux mates à foncées (phototypes IV à VI) nécessitent des réglages spécifiques et un choix de technologies adaptées pour éviter l’hyperpigmentation post-inflammatoire.
La qualité de la prise en charge initiale
Une cicatrice mal soignée à l’origine (infection, tension excessive, exposition au soleil précoce) sera plus difficile à améliorer qu’une cicatrice qui a bénéficié de soins appropriés dès le départ.
Ce qu’il est réaliste d’attendre : exemples concrets
Pour vous donner une idée concrète des résultats possibles, voici ce que l’on observe en pratique selon les situations les plus courantes.
Cicatrices d’acné (visage)
Situation de départ : cicatrices en creux de type « pic à glace », « boxcar » ou « rolling », réparties sur les joues, le front ou les tempes.
Résultat réaliste après traitement : amélioration de 50 % à 70 % de la profondeur et de la texture. Les cicatrices les moins profondes peuvent devenir quasi invisibles. Les cicatrices profondes de type « pic à glace » sont les plus résistantes et nécessitent souvent des techniques combinées.
Protocole type : 3 à 5 séances de laser fractionné (Fraxel® ou CO2), espacées de 4 à 6 semaines. Des séances d’entretien peuvent être proposées à 6 mois ou 1 an.
Délai pour voir les résultats : les premiers effets sont visibles dès 2 à 3 semaines après la première séance. L’amélioration se poursuit pendant 3 à 6 mois grâce à la production progressive de nouveau collagène.
Cicatrice chirurgicale récente (moins d’un an)
Situation de départ : cicatrice linéaire post-opératoire, légèrement rosée, parfois légèrement en relief.
Résultat réaliste après traitement : amélioration de 60 % à 80 %. La cicatrice devient plus pâle, plus plate et plus souple. Dans les meilleurs cas, elle devient quasi invisible et se confond avec les plis naturels de la peau.
Protocole type : 2 à 4 séances de laser vasculaire (pour la rougeur) et/ou fractionné (pour la texture), espacées de 4 semaines. Un traitement précoce (dès 2 à 3 mois post-opératoire) donne généralement de meilleurs résultats.
Délai pour voir les résultats : amélioration progressive sur 3 à 6 mois.
Cicatrice ancienne (plusieurs années)
Situation de départ : cicatrice stabilisée, blanche ou légèrement nacrée, parfois en relief ou en creux.
Résultat réaliste après traitement : amélioration de 40 % à 60 %. Les cicatrices anciennes sont plus résistantes mais restent accessibles à un remodelage. L’objectif est souvent de « réveiller » le processus de régénération pour obtenir une texture plus lisse et une couleur plus uniforme.
Protocole type : 4 à 6 séances de laser fractionné ou de radiofréquence à micro-aiguilles (Morpheus 8®), parfois combinées à des peelings moyens. Les protocoles sont souvent plus intensifs que pour les cicatrices récentes.
Délai pour voir les résultats : amélioration progressive sur 6 mois à 1 an, avec des résultats qui continuent à s’améliorer pendant plusieurs mois après la dernière séance.
Vergetures
Situation de départ : vergetures rouges (récentes) ou blanches (anciennes), sur le ventre, les cuisses, les hanches ou les fesses.
Résultat réaliste après traitement : les vergetures rouges répondent mieux, avec une amélioration de 50 % à 70 %. Les vergetures blanches sont plus résistantes, avec une amélioration de 30 % à 50 %. L’objectif est de réduire leur profondeur, leur largeur et leur contraste avec la peau environnante.
Protocole type : 3 à 5 séances de laser fractionné ou de radiofréquence Morpheus 8®, espacées de 4 à 6 semaines.
Les traitements disponibles et leur efficacité comparée
Plusieurs technologies permettent d’améliorer l’aspect des cicatrices. Le choix dépend du type de cicatrice, du phototype de peau et des objectifs du patient.
Laser fractionné non ablatif (Fraxel®)
Principe : le laser crée des micro-colonnes de chaleur dans le derme, stimulant la production de collagène et le renouvellement cellulaire, sans détruire l’épiderme.
Efficacité : très bonne pour les cicatrices d’acné, les cicatrices chirurgicales et les vergetures. Amélioration moyenne de 50 % à 70 % après un protocole complet.
Avantages : suites légères (rougeurs 2 à 3 jours), compatible avec tous les phototypes, pas d’éviction sociale prolongée.
Nombre de séances : 3 à 5 séances en moyenne.
Pour en savoir plus sur cette technologie, consultez notre service laser Fraxel®.
Radiofréquence à micro-aiguilles (Morpheus 8®)
Principe : des micro-aiguilles pénètrent dans le derme et délivrent une énergie de radiofréquence, provoquant une rétraction des tissus et une stimulation du collagène en profondeur.
Efficacité : excellente pour les cicatrices profondes, les vergetures anciennes et le relâchement cutané associé. Amélioration moyenne de 50 % à 70 %.
Avantages : action profonde (jusqu’à 4 mm), effet tenseur complémentaire, adapté à tous les phototypes.
Nombre de séances : 3 à 4 séances en moyenne.
Pour en savoir plus, consultez notre service lié à la radiofréquence Morpheus 8®.
Laser CO2 fractionné (ablatif)
Principe : le laser vaporise une partie de l’épiderme et crée des zones de lésion contrôlée, provoquant une régénération profonde de la peau.
Efficacité : la plus puissante pour les cicatrices profondes et les irrégularités de surface. Amélioration moyenne de 60 % à 80 %.
Avantages : résultats plus rapides, parfois en moins de séances.
Inconvénients : suites plus lourdes (rougeurs, croûtes pendant 7 à 10 jours), risque accru sur les peaux foncées, éviction sociale nécessaire.
Nombre de séances : 1 à 3 séances selon l’intensité.
Peelings chimiques
Principe : application d’acides (glycolique, TCA, phénol) qui exfolient l’épiderme et stimulent le renouvellement cellulaire.
Efficacité : bonne pour les cicatrices superficielles, les taches post-inflammatoires et l’uniformisation du teint. Amélioration moyenne de 30 % à 50 %.
Avantages : coût plus accessible, suites modérées.
Nombre de séances : 3 à 6 séances pour les peelings moyens.
Injections (acide hyaluronique, corticoïdes)
Acide hyaluronique : utilisé pour combler les cicatrices en creux profondes. Résultat immédiat mais temporaire (6 à 12 mois). Peut être combiné au laser pour un résultat optimal.
Corticoïdes (Kénacort) : injectés dans les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes pour les aplatir et les assouplir. Efficacité de 60 % à 80 % mais risque de récidive à l’arrêt.
Combien de temps pour voir les résultats ?
L’un des aspects les plus frustrants du traitement des cicatrices, c’est le temps nécessaire pour voir les résultats. Contrairement à d’autres actes de médecine esthétique (injections, par exemple), l’amélioration est progressive et demande de la patience.
Après une séance de laser fractionné : la peau est rouge et légèrement gonflée pendant 2 à 5 jours. Une légère desquamation peut survenir pendant la première semaine. Les premiers signes d’amélioration apparaissent vers la 3e semaine.
Après un protocole complet (3 à 5 séances) : l’amélioration se poursuit pendant 3 à 6 mois après la dernière séance, car la production de collagène continue en profondeur. Le résultat final s’apprécie généralement à 6 mois.
Durée des résultats : les résultats obtenus sont durables (plusieurs années). Toutefois, le vieillissement naturel de la peau continue, et des séances d’entretien peuvent être proposées tous les 1 à 2 ans pour maintenir le bénéfice.
Les limites à connaître avant de se lancer
Pour éviter toute déception, il est important de garder à l’esprit certaines limites.
Aucun traitement ne garantit une disparition totale. L’objectif est l’atténuation, pas l’effacement. Si un praticien vous promet une cicatrice « complètement invisible », méfiez-vous.
Certaines cicatrices sont plus résistantes que d’autres. Les cicatrices en pic à glace, les chéloïdes et les cicatrices très anciennes répondent moins bien et nécessitent souvent des protocoles combinés.
Le résultat dépend aussi de vous. Le respect des consignes post-traitement (protection solaire stricte, hydratation, éviction de certains produits) influence directement le résultat final. Une exposition au soleil trop précoce peut entraîner une hyperpigmentation qui annule les bénéfices du traitement.
Plusieurs séances sont nécessaires. Un traitement efficace demande du temps et un investissement (financier et en termes de disponibilité). Comptez en moyenne 3 à 5 séances espacées de 4 à 6 semaines.
Pourquoi consulter au centre Gemelia pour vos cicatrices ?
Le traitement des cicatrices demande une expertise technique et un diagnostic précis. Au centre Gemelia à Aubagne, notre équipe médicale vous accompagne à chaque étape.
Un diagnostic personnalisé : chaque cicatrice est unique. Nos médecins (Dr Baroudi, Dr Gandolfo, Dr Amara) analysent votre peau, le type de cicatrice et vos attentes pour vous proposer le protocole le plus adapté.
Des technologies de pointe : nous disposons du laser Fraxel® et de la radiofréquence Morpheus 8®, deux technologies de référence pour le traitement des cicatrices.
Des attentes réalistes : nous vous expliquons honnêtement ce qu’il est possible d’obtenir et le nombre de séances à prévoir. Pas de promesses irréalistes, mais un engagement sur des résultats tangibles.
Un suivi attentif : le traitement des cicatrices s’inscrit dans la durée. Nous vous accompagnons tout au long du protocole et proposons des séances d’entretien si nécessaire
FAQ : vos questions sur l'enlèvement des cicatrices
Est-ce que le laser fait disparaître complètement une cicatrice ?
Non. Le laser permet d’atténuer significativement une cicatrice (amélioration de 50 % à 80 % selon les cas), mais pas de la faire disparaître totalement. L’objectif est de rendre la cicatrice suffisamment discrète pour qu’elle ne soit plus une gêne.
Combien de séances faut-il pour voir un résultat ?
En moyenne, 3 à 5 séances sont nécessaires pour un résultat optimal. Une amélioration est souvent visible dès la 2e ou 3e séance, mais le résultat final s’apprécie à 3-6 mois après la fin du protocole.
Les cicatrices anciennes peuvent-elles être traitées ?
Oui. Les cicatrices anciennes (plusieurs années) sont plus résistantes mais restent accessibles à un remodelage. Elles nécessitent généralement plus de séances et des protocoles plus intensifs.
Le traitement est-il douloureux ?
Les effets secondaires courants (rougeurs, léger gonflement, sensation de coup de soleil) sont temporaires et disparaissent en quelques jours. Les complications (hyperpigmentation, cicatrices) sont rares lorsque le traitement est réalisé par un professionnel qualifié et que les consignes post-traitement sont respectées. Pour plus de détails, consultez notre article dédié aux effets secondaires
Y a-t-il des effets secondaires ?
La plupart des traitements sont bien tolérés. Une crème anesthésiante est appliquée avant la séance pour minimiser l’inconfort. La sensation est généralement décrite comme un picotement ou une chaleur modérée.
Quel est le prix d'un traitement de cicatrice au laser ?
Non. Les traitements esthétiques des cicatrices ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale ni par les mutuelles. Seules certaines indications médicales (cicatrices post-traumatiques graves, séquelles de brûlures) peuvent bénéficier d’une prise en charge partielle sur entente préalable.
À partir de quel âge peut-on traiter une cicatrice ?
Il n’y a pas d’âge minimum strict, mais on recommande généralement d’attendre la fin de la croissance (16-18 ans) pour les traitements laser. Pour les cicatrices d’acné, il est préférable d’attendre que l’acné soit stabilisée avant de traiter les séquelles.

